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Bikerdelimpossible



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MessageSujet: nouveaux programmes   Jeu 17 Avr - 12:48

Salut à tous,

Nous venons d'avoir une réunion avec l'ipr sur les nouveaux programmes... quelqu'un a t-il des infos??? notamment par rapport à l'histoire des arts au brevet en 2010?
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gesualdo
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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Jeu 17 Avr - 13:57

Ahhhh, ces nouveaux programmes, quel bonheur ! (ironie)

Nous aussi avons eu réunion, mais rien sur cette épreuve d'histoire des arts qui, ne l'oublions pas, a été annoncée sans concertation et sûrement très peu de réflexion...
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hugues42



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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Ven 18 Avr - 15:19

Pas d'infos non plus concernant l'histoire des arts. Par contre voilà mes notes sur ce qui a été dit lors de la réunion sur les nouveaux programmes avec l'inspecteur. si ça intéresse des gens...

Les objectifs de l’éducation musicale

Chanter, jouer, écouter, ne sont pas les objectifs du cours d’éducation musicale.
L’éducation musicale appelle des savoirs CULTURELS et TECHNIQUES nécessaires au développement des capacités d’expression musicale.
On ne fait pas « réciter » une chanson à un élève. Il faut exprimer quelque chose par le biais de la chanson qu’il a apprit.

Dans les nouveaux programmes, deux champs de compétences sont étroitement liés : La perception et la production.

LA PERCEPTION :
. Posséder des références techniques et culturelles.

. C’est aussi la pratique vocale

LA PRODUCTION

. Essayer de faire toucher du doigt aux élèves la posture du musicien

. Inscrire son engagement dans un projet collectif


Cet ensemble doit être servi par une exigence artistique de chaque instant.
Le solfège n’a pas à être enseigné au collège.
On demande à un élève de s’exprimer (pas d’exécuter).
Il faut développer les capacités d’expressions.
L’observation sur la partition est importante.
Dans les nouveaux programmes, on ne parle plus de flûte. On parlera plutôt dans le cours de PROJET MUSICAL. Qui dit projet, dit aboutissement.
Il y aura dorénavant des grilles de compétence.
Il n’y a plus de multiples programmes: 1 seul programme avec des tableaux pour chaque niveau.
Autre objectif : Eduquer les élèves à prendre conscience de l’environnement musical qui les entoure et leur donner les outils pour qu’ils y arrivent.

La thématique : d’ordre littéraire / historique / stylistique / technique. Il faut obligatoirement noter en sous titre l’objectif (duquel découlent les notions).
Conception des séquences : On a beaucoup focalisé sur la conception des séquences, pas assez sur la mise en scène. Ne pas faire : Flûte/chant/audition. Il faut que les pratiques soient au service de notre objectif.
L’expression est très importante.
Aller de l’exécution à l’interprétation. Se rapprocher d’une réalité musicale. Insister sur le rapport qualité/réalité artistique de chaque instant
Techniques de gestion du cours : implication des élèves. Il faut les rendre responsable de quelque chose – agir en terme de rôle au sein d’un groupe.

Voilà c'est un peu en vrac, désolé.


Dernière édition par hugues42 le Sam 19 Avr - 22:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Sam 19 Avr - 14:01

Salut hugues42,

merci pour toutes ces infos. Je dois dire que je ne comprend pas trop où l'on va... en ce qui me concerne lors de la réunion il nous a bien été confirmé que la flûte serait abandonnée... lors de mon inspection d'ailleurs, l'inspectrice m'a dit ( devant mon étonnement) que la flûte n'était plus à l'ordre du jour depuis 1997 ??!! plus précisément, les élèves devront apprendre chez eux et plus en classe ( ce qui revient au même). Lorsque je lui dit que j'ai des élèves qui aiment la flûte, là c'est tout juste si je n'ai pas dit un gros mot...
Alors évidemment je lui dit que dans mon iufm de formation ( rouen), si on ne faisait pas de flûte, il était impossible d'être titularisé. Et là elle me répond que c'est n'importe quoi et qu'à rouen de toute façon , cela fait longtemps que c'est du n'importe quoi...
En tout les cas, tu confirmes mes inquiétudes, il semblerait en effet que l'on se dirige vers plus de théorie et donc moins de pratique, sans parler qu'en 2010 il y aurait une matière " histoire des arts" au brevet des collèges...

Sinon quelqu'un connait le projet PLEIADE??
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gesualdo
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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Sam 19 Avr - 16:15

Ce n'est pas que la flûte qui est visée, mais également les autres pratiques instrumentales, et c'est vraiment dommage quand on voit comment certaines salles sont équipées. De plus, réduire la pratique au seul chant met de côté toute une catégorie d'élèves qui n'aiment pas leurs voix, sont mal à l'aise, et pouvaient se rattraper à l'instrument. Bref, tout cela est dommage et absolument pas cohérent, à l'inverse même du "plaisir musical partagé" qui semblait convenir au plus grand nombre...
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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Mar 22 Avr - 8:47

Je suis entièrement d'accord avec ce que tu dis... c'est assez navrant de constater que l'on nous sort des programmes sans demander l'avis des élèves qui sont "normalement" les premiers concernés...
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gesualdo
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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Mar 22 Avr - 9:44

A mon avis, l'avis des élèves importe peu, mais on voit bien ce qui marche ou ne marche pas, ce qui est bon ou pas. C'est en tant qu'enseignant que je parlais et que je disais que le plaisir musical partagé semblait convenir au plus grand nombre d'enseignants. Evidemment qu'on préfère que les élèves soient heureux et motivés de venir en classe. Mais avec ces programmes là; je vais avoir du mal à les motiver, à les interesser. Je me reconnais peu dans un texte qui ne parle pas de pratique instrumentale...
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Emma



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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Mar 22 Avr - 23:16

bonjour à tous
sur le site de l'académie de versailles, les nouveaux programmes, très complets et très bien faits, sont arrivés !!
c'est très intéressant. on ne peut pas dire que la flute est abandonnée, enfin pas par tous, les élèves qui aiment pourront continuer, cela fera parti d'un projet commun, en se basant sur les compétences de chacun. de même pour la pratique instrumentale qui sera associée à la créativité !!
que du bon quoi !!
bonne route à tous
Emma
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Bikerdelimpossible



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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Mer 23 Avr - 9:07

ok, ok, j'y vais de ce pas :cheers:on pourra en parler après Very Happy ... sinon, ils sont aussi sur eduscol ( en plus d'un édito sur educnet)
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BettyBoop
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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Jeu 15 Mai - 10:10

à cette adresse on peut les consulter et envoyer 1 message pour participer à la concertation :


Je ne pense pas réagir sur les programmes parce que je suis persuadée que
1/ ils s'en foutent complètement, ils font de la politique et nous de léducation.
2/ la façon dont a été gérée la concertation sur les programmes de l'école primaire : les concertations des PE n'étaient même pas encore toutes arrivées (date limite pas encore "expirée" si on peut dire!) que déjà les manuels nouvelle mouture étaient partis à l'imprimerie, voire qq spécimens déjà arrivés dans certaines écoles !!!!

MAIS vous avez l'adresse si vous souhaitez réagir ;-) moi je suis en grève et cet aprèm je vais à la manif à Paris. Smile
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Tistelle



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MessageSujet: Re: nouveaux programmes   Mar 24 Juin - 0:24

coucou!
je n'ai pas pu assister aux réunions des nouveaux programmes.
en tous cas, le journal Le Monde vient de réagir à ce nouveau programme...
je viens de poster l'article (au mauvais endroit!) dans la catégorie Café bar tout tout tout...je fais un copier coller ici, car ça rejoint le fil de cette discussion.
Bonne lecture....

La flûte désenchantée

LE MONDE | 21.06.08 | 14h49 • Mis à jour le 22.06.08 | 07h48



C'est une simple phrase, à la poésie toute administrative. Cachée en page 11 du projet de nouveau programme d'éducation musicale au collège, elle encadre l'usage des instruments de musique en classe : "Cette démarche ne peut (...) impliquer une pratique musicale développée pour elle-même et installée dans la durée du temps scolaire." Pour le commun des mortels, égaré sur le site Internet du ministère de l'éducation, l'expression brille par son inconsistance. Les 6 800 professeurs de musique venus participer à la concertation préalable à la publication officielle des textes ont, eux, compris. En une incise, les nouveaux programmes proposent ni plus ni moins de bouter la flûte à bec hors du collège. Réponse de l'éducation nationale d'ici à l'été.

Vous avez moins de 50 ans ? Alors souvenez-vous ! Vous êtes 30 en classe. A tour de rôle, ou pire, tous ensemble, vous essayez de souffler dans ce tube de bois ou de plastique acheté au début de l'année pour une poignée de francs, ou d'euros. Vous tentez de contenir votre souffle, mais régulièrement, l'air s'échappe de vos poumons et le son grimpe de manière incontrôlée. Vous rigolez pour cacher votre gêne, vous rigolez quand votre voisin laisse à son tour percer un cri de mouette, vous rigolez quand les autres rigolent... Et tout ça pendant quatre ans. A raison d'une heure par semaine, les progrès sont presque nuls. D'autant qu'une fois sur deux, vous oubliez votre instrument à la maison. Vous devriez travailler chez vous, le prof de musique le répète chaque fois. Mais comme les parents, horrifiés par le bruit, n'insistent pas...

Plus de trente ans que cela durait. Que des générations de parents et d'élèves se heurtaient à ce monument à huit trous de l'éducation musicale. Que des armadas de professeurs se coltinaient ce symbole bien encombrant. Pour quoi faire ? Avec quels résultats ? Jamais l'inspection générale, pourtant soucieuse d'examiner le moindre recoin de la maison Ecole, ne s'est penchée sur la question. "Nous savions trop ce que nous allions y trouver", sourit un ancien inspecteur.

L'examen vaut pourtant le détour. Il laisse apparaître un portrait peu attendu de l'institution scolaire. Un monde où la réalité et les usages devancent largement les instructions ministérielles. Où une pratique atteint son apogée sans qu'aucun texte ne la recommande, puis entame son déclin alors que les programmes en soulignent les bienfaits.

Officiellement, la flûte à bec ne trouve sa place dans les instructions ministérielles qu'en 1985, puis à nouveau dans les programmes de 1995. "Il s'agit alors, rappelle Odile Tripier, enseignante de musique à l'IUFM Midi-Pyrénées, de développer la sensibilité de l'élève et de permettre la compréhension du langage musical." Autrement dit, de lui faire aimer la musique et apprendre le solfège. "La flûte n'est jamais citée seule", insiste Odile Tripier. Les percussions, les ordinateurs musicaux et autres synthétiseurs sont tout aussi explicitement mentionnés.

Pourtant, la flûte à bec est déjà hégémonique. Ingénieur de recherche à l'université Paris-IV, la musicologue Michèle Alten a retrouvé, dans un numéro de 1934 de L'Ecole libératrice, le bulletin du Syndicat national des instituteurs (SNI), les recommandations d'un professeur de l'Ecole normale, Henry Vasseur, en faveur de ce que l'on nomme alors la flûte douce.

A l'époque, la musique est une discipline essentiellement théorique. A l'école primaire et dans les lycées de jeunes filles, les élèves sont bien incités à chanter. Mais pas question de toucher à un instrument. M. Vasseur engage les enseignants à apprendre eux-mêmes la flûte, puis à l'enseigner. A raison de dix à quinze minutes quotidiennes, promet-il, les élèves deviendront d'habiles instrumentistes, capables de "vivre dans l'Amour et la Beauté, bien au-dessus de toutes les misères humaines".

Ce séduisant programme conquiert peu à peu l'institution et s'impose à partir de la fin des années 1960 et surtout 1970. Le mouvement pédagogique a étendu son influence, l'heure est au développement de la créativité et à la démocratisation des pratiques culturelles. Quoi de plus élitiste que la pratique de la musique ? Et quoi de plus démocratique que cet instrument facile, transportable dans un cartable et si bon marché ? La flûte met tout le monde d'accord. Les tenants du développement personnel de l'enfant y décèlent un accès vers l'autonomie artistique, les défenseurs des savoirs disciplinaires une voie royale vers l'apprentissage du solfège.

"Double erreur !", diagnostique Jean-Luc Ivray, inspecteur pédagogique régional chargé de la musique dans l'académie de Grenoble. Dans le milieu, l'homme passe pour un ayatollah, un briseur d'icônes. "Je n'ai jamais brûlé de flûte à bec, dit-il, mais j'assume. Quel mépris pour un si bel instrument ! Moi, je suis violoncelliste. Ça ne me viendrait jamais à l'idée d'apprendre le violoncelle à trente marmots à raison d'une heure par semaine."

Intraitable, il expose sa démonstration. "Quel est l'objectif poursuivi ? Leur apprendre un instrument ? Nous n'en avons pas les moyens, et il y a les écoles de musique pour ça. Leur apprendre le solfège ? Ce n'est pas notre rôle. Et heureusement, car sinon, quel échec ! Non, notre rôle est plus limité et beaucoup plus ambitieux. Leur faire découvrir la musique. Leur apprendre à écouter, les sensibiliser à des répertoires variés et les aider à utiliser l'instrument le plus naturel : la voix."

Pour ceux qui douteraient encore, Jean-Luc Ivray multiplie les anecdotes. Comme ce premier jour d'inspection, il y a quinze ans, où, accompagnant son prédécesseur, il se retrouve devant une classe et son professeur jouant en silence, le bec posé sur le menton. "Je lui ai murmuré que c'était terrifiant... Il m'a répondu : "Non, c'est quand ils souffleront que ça sera terrifiant."" Ou cette autre classe, où 25 flûtes trempent dans des pots d'alcool.

Les élèves oubliaient les instruments chez eux, sourit-il. Le collège en avait acheté et les mettait en libre-service. Alors il fallait désinfecter..." Toujours pas convaincu ? Il poursuit : "Je n'ai jamais entendu une chorale aussi fausse qu'un orchestre de flûtes à bec. Dans une classe qui chante, il y a toujours quelques bourdons. Mais là, ils bourdonnent tous. Artistiquement, c'est terrible." Et en guise de coup de grâce, il assène une question. "Des chorales d'adultes, vous en connaissez, j'imagine. Des ensembles d'adultes de flûte à bec, vous en avez déjà vu ?"

Après un tel réquisitoire, difficile de tenir la défense. Professeur de musique au collège Chambéry, à Villenave-d'Ornon, près de Bordeaux, Tony Hoorelbeck accepte de s'y livrer. Non qu'il soit un inconditionnel de l'instrument. "Les défauts, je les connais, indique-t-il d'emblée. La difficulté de l'instrument qui sonne faux dès que l'on souffle trop fort. Pour les adolescents, ce n'est pas très excitant. Son aspect chronophage, aussi. A moins de quinze ou vingt minutes par cours, on perd la qualité du son. Peut-on se permettre d'utiliser tout ce temps alors qu'il y a tant d'autres choses à apprendre ? Il y a encore l'absurdité d'avoir fait de la flûte un outil pour apprendre le solfège : la musique n'a rien à voir avec la lecture des notes." Enfin il pointe l'image désastreuse de l'instrument. "Dire qu'on aime la flûte à bec, c'est comme demander une tisane à la fin du repas ou mettre des pinces à vélo : c'est pas très branché."

Pourtant, Tony Hoorelbeck se bat. Contre la mode et les critiques qui s'abattent sur son instrument, il lutte depuis quinze ans. Non seulement il enseigne la flûte à ses élèves, mais soucieux de voir celle-ci quitter le fond du cartable, il propose des ateliers à l'heure du déjeuner où il réunit plusieurs collèges et organise un concert avec accompagnement d'une section rythmique professionnelle (contrebasse, guitare, percussions).

Il fouille donc le répertoire, exhume des partitions méconnues, écrit des adaptations de musiques andines, tsiganes ou celtes. "Tous les élèves n'accrochent pas. Certains préfèrent chanter, et c'est très bien comme ça. Mais d'autres adolescents sont gênés de faire entendre leur voix. Trop intime. Pour eux, la possibilité de jouer d'un instrument est un soulagement."

Combien de Hoorelbeck en France ? Lui se garde évidemment de répondre. Jean-Luc Ivray, en revanche, n'hésite pas. "Moi je n'en ai jamais rencontré, mais je n'ai pas dû bien chercher." Quant à l'association des professeurs de musique, sa présidente ne souhaite pas entrer dans le débat. "Arrêtez avec la flûte à bec, c'est un cliché !"

Un boulet, même, dont de plus en plus d'enseignants ont décidé de se libérer. Chez Aulos, fabricant emblématique de flûtes en plastique "de qualité" (environ 100 000 instruments vendus en 2007), on constate "impuissant" l'érosion du marché. "Les plus jeunes l'ont abandonnée au profit des nouvelles technologies, le montage de sons, les rapports musique-image, assure Sylvie Walczak, inspecteur pédagogique régional à Bordeaux. D'autres ont investi massivement les pratiques vocales. Les derniers, j'essaie de les convaincre d'arrêter."

Une tâche délicate, mais pas insurmontable. Tony Hoorelbeck lui-même le confesse : "Je vais cesser cette activité sans tristesse et même avec un certain enthousiasme parce que le temps dégagé va me permettre d'explorer de nouvelles voies." Comme si l'air du temps devait tranquillement porter la flûte à bec vers l'armoire aux souvenirs.

Nathaniel Herzberg

Article paru dans l'édition du 22.06.08.
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